Perdu au milieu des montagnes, le silence n'est rompu que par le craquement de nos pas. Pour cette toute première exploration urbaine, l’approche est presque trop simple : nous pénétrons sur le domaine sans aucune difficulté. L'adrénaline est pourtant bien là, celle des débuts, où chaque recoin semble dissimuler un secret.
Notre périple commence par la piscine, isolée du bâtiment principal. Elle a malheureusement subi les affres du temps et du vandalisme. Pourtant, en observant son bassin dégradé, on imagine sans peine l'époque où ce lieu n'était pas un "spot" de photo, mais un aérium.
Contrairement aux sanatoriums qui soignaient les malades contagieux, cet établissement accueillait des enfants dits "fragiles". Ici, la piscine et les activités de plein air étaient les piliers d'une médecine préventive visant à renforcer les poumons par l'exercice et l'altitude.
Nous poursuivons vers la structure principale. À l'intérieur, le constat est immédiat : tout est vide. Pour une première aventure, le spectacle est pourtant exceptionnel. On se sent minuscule dans ces grands volumes dépouillés de leur mobilier, mais chargés d'une atmosphère pesante.
Nous parcourons chaque étage, les yeux rivés sur le moindre détail : une poignée de porte d'époque, une trace de peinture écaillée, ou l'inclinaison des fenêtres conçues pour laisser entrer un maximum de soleil (l'héliothérapie). Chaque couloir nous rappelle qu'avant d'être un terrain de jeu pour explorateurs, ce lieu a vu passer des générations d'enfants venus chercher un second souffle loin de la pollution des villes.
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